Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 00:46

Bienvenue sur mon blog. Je vais ici raconter la vie d'une femme. Mais pas une femme comme les autres. Shana, une tueuse à gage.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

Par chrysalide.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 00:48

Je m'apelle Shana. Je suis née le 29 mai 1978. Autrement dit je ne suis ni une jeunette,ni une vieille femme.

Je suis née à Mantes-la-Jolie. Je sais, ça te fait envie , mais il n'y a que le nom qui est jolie, du moins là où je vivais .

 

C'est à dire le "quartier".

 

Qu'est-ce que je peux te dire encore ?

J'en sais trop rien. Pourquoi j'écris ? Je ne le sais encore moins. Peut-être que j'en est marre de tout ce sang, de toute cette violence.

Ou peut-être que je suis tout simplement narcissique et que j'aime parler de moi. Mais en parler à qui ? C'est mon problème ... Alors je t'en parle à toi.

 

Je suis tueuse à gage depuis 1998... Enfin depuis 1998 je suis dans le circuit plutôt.

 

Comment j'ai commencé. C'est là que ça devient comique.

 

Mon enfance était plutôt cool. Même si le Val Fourré et mon métissage n'était pas fait pour aider dans ma vie, j'étais plutôt débrouillarde et pleine d'envie.

Des envies que mon père, béninois , n'avait pas envie de comprendre. Enfermé dans sa culture, bien que ma mère essayait tant bien que mal de lui expliquer que j'étais une petite fille qui ne venait nullement du pays et qu'il fallait qu'il s'y fasse. Mais ma mère le protégeait quand même, alors pour sortir de cette éducation fermée et pesante... J'ai fait des conneries...

 

Mais je crois que la plus grosse connerie que j'ai faite c'est à 15 ans. Quand j'ai laissé Michel, 24 ans, entré dans la vie. C'était le paradis c'est sure. Je l'avais rencontré dans le centre ville, alors que je salivais sur des chaussures plutôt pas donnés. Il m'a alors payé un soda et on avait parlé des heures. Puis de file en aiguille... On est tombé amoureux l'un de l'autre. A 16 ans, j'ai annoncé à mes parents que j'arretais mes études pour partir avec Michel.

J'ai vue alors la rage dans les yeux de mon père, et la panique dans ceux de ma mère. Il m'a chassé, m'a juré que lui vivant, je ne reviendrais plus sous son toît. Que je n'étais plus sa fille. Et ma mère est restée muette. Cela ne m'a pas déchiré le coeur. J'étais ravie, j'étais avec Michel et ma famille me foutait la paix, mieux encore, elle n'existait plus !

 

Puis il y a eu le 3 novembre 1996, j'avais alors 18 ans et je m'en souviendrais toute ma vie...

Je vivais alors avec Michel dans un super apparte dans Paris. Un beau 3 pièces. Il travaillait et moi , je faisais à manger, je l'attendais, et je depensais son argent.

Tout était génial , du moins je le pensais.

Il a pris l'avion ce jour là, il était triste de me quitter, et j'entend encore le "je te tiens au courant quand j'arrive, je t'aime".

J'ai attendu. Une journée, puis deux , et trois. J'ai alors téléphoné, je n'ai pas eu de réponse.... J'ai attendu des jours, des semaines ,des mois.

Le compte banquaire maigrissait à vue d'oeil. Je vendais alors meubles et objets de valeur pour manger.

Puis on m'a chassé de l'appartement. Au bout de trois mois.

J'ai su alors que Michel n'avait jamais eu l'intention de revenir. Il m'avait utilisé et jeté.

Et alors, à ce moment là, j'étais seule complètement seule au monde.

 

Je suis devenue une SDF. Et six mois après je suis entrée à la SNR (Société de Nettoyage Rapide).

Je te raconterais comment j'y suis entrée. Crois moi c'est une histoire totalement délirante !

Par chrysalide.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 10:50

Jour 2

 

 J'ai commencé à t'écrire hier, parce que je tournais en rond. C'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui.

Je suis en vacances. Et oui... Même les tueuses à gages ont des vacances.

Quand je suis en vacances , je ne vais ni au Bahamas, ni dans un autre endroit paradisiaque... Non moi retourne dans mon appartement.

 

Mon appartement est au quatrième étage d'un immeuble situé dans un ensemble appelé plus communément le Val Fourré. Pourquoi une nana qui a plein de fric va là bas ? Parce que quand je rentre chez moi, je vais à la fenêtre, jumelle à la main, et j'observe cette vie que j'ai laché des années plus tôt. J'observe ma mère et mon père vivre.

Ils s'aiment , et se le montre avec la même maladresse que lorsque j'étais enfant. Mon père se met parfois à la fenêtre pour regarder le vide, son visage est durcit et creusé par les années. Quand à ma mère, elle lit parfois, en cachette, les lettres que je lui écris. Et ensuite elle les cache précieusement dans une poterie éthnique.

Depuis que j'ai quitté la maison, j'ai toujours peur de croiser le regard méprisant de mon père. Alors je préfère les regarder vivre plutôt que de frapper à leur porte.

Ma vie à Mantes la Jolie se résume à ça. Personne ne sait qui je suis, ni ce que je fais. Je suis un fantome. Une ombre qui vit dans un appartement vide.

 

 

Mais cette vie qui est maintenant la mienne, est toujours mieux que ce que j'ai pu vivre avant. J'ai été sans domicile fixe pendant 6 mois. Six mois c'est dure, et j'aurais pu y rester. Plusieurs fois j'ai eu envie de me jeter d'un pont ou sous un train, mais ma force était mon envie de vivre, malgré la crasse, malgré la faim. Je m'accrochais à mes envies, à mes forces plutôt qu'a mes faiblesses. C'est d'ailleurs comme ça que je suis entrée à la SNR.

 

Je me souviens. Pour moi c'était une nuit noire comme j'en ai connu plein. Je trainais alors dans une rue sombre, cherchant un coin pour pioncer tranquille.

Mais deux types sont arrivés, j'ai tout de suite remarqué qu'ils étaient malsains. Sans que j'ai le temps de m'enfuir ces types m'avaient sautés dessus.

Je me souviens... j'étais coincée, le soufle court, et je pensais déjà à toutes les choses que je n'avais pas faite. Je les ai supplié biensur mais ils ne m'écoutaient pas. Un des mec a glissé sa main crasseuse entre mes cuisses. Par reflexe j'ai attrapé ses couilles et j'ai serré ma main si fort que j'avais senti le tissu de son pantalon se rompre sous ma force, mes ongles étaient entrés dans sa chaire. Il avait hurlé et s'était écraser par terre en se tenant l'entre jambe. L'autre type, qui avait pas eu le temps d'aider son pauvre pote avait alors sortir son couteau. Il l'avait fait glisser sous ma gorge. Il me riait au visage avec son odeur puante de bierre. Je savais que si je voulais ne pas être blessé tout de suite, je devais capituler. Je l'avais alors laissé faire. Il m'avait obligé à me mettre à quatre pattes et alors que je pensais au viol sordide que j'allais vivre, j'ai vue un type apparaitre.

Il était habillé de noir, un manteau très long qui montait jusque sous ses yeux. Il avait avancé vers nous. Mon agresseur l'avait alors insulté  de pervers. L'homme continait sa marche lente, il glissait comme un serpent sur le bitume.

L'agresseur me tena alors d'une main et pointa son couteau , puis il se redressa, et donc me lacha brutalement. J'avais essayé de fuir biensur, mais l'autre mec, me tenait par le pied. J'étais paralysé par cette main, par la peur...

L'homme en noir passa devant moi, sans un regard. Il marcha vers le sale type. Mon agresseur tenait un couteau et attaqua de front. Je me souviens encore...

L'homme esquiva l'attaque avec un geste rapide vers la droite, puis il désarma le type et lui planta son propre couteau dans la nuque. Le type cracha du sang et tomba raide. Celui qui me maintenait le pied, pris de panique, c'était mis à courir en boitant. je vis l'homme sortir une arme à feu, il tira deux coups de feu  silencieux. Sans un regard pour moi, l'homme rangea son arme et posa une carte sur le sol.

Elle était noir avec SNR dessus. Ainsi qu'un numéro de téléphone.

Ce jour-là, je su que ma vie allait changé.

 

J'ai contacté cette étrange société le lendemain. Une personne au téléphone m'avait posé des questions personnelles comme "Vivez vous seule ?" "comment etes vous physiquement ?" ect . J'avais alors pensé à une société qui s'occupait de prostitué, mais la personne au téléphone m'a affirmé que non. Et sans me demander, elle me fixa rendez vous au trocadéro. Je devais y attendre un type le soir même, il devait être habillé d'une chemise orange...

 

J'y ai alors rencontré Angelo...

 

Mon père vient de rentré chez nous, enfin chez lui... Chez eux... Je continuerais bien à te parler de moi, mais la tentation de regarder de l'autre coté, ma famille, mon père... Cela me tente trop.

Tout à l'heure je te raconterais ... Angelo.

Par chrysalide.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 21:39

Jour 2 (la suite)

 

Je viens de prendre un bain. Le fait d'écrire mon passé, de voir ce qui aurait pu être mon présent au travers d'une vitre, cela me déchire le coeur.

Le visage sous l'eau je pensais à Angelo.

 

Angelo était mon maitre.

C'était lui, l'homme à la chemise orange que je devais attendre devant le Trocadéro.

Quand il m'a rencontré, je l'ai tout de suite détesté. Il m'a regardé de bas en haut. Puis il m'a dit que mon impatience et mon manque d'observation risquait de compromettre mon éducation... Et oui il n'avait pas apprécié que j'aborde toutes personnes habillées d'une écharpe, d'un pull, ou d'un bonnet orange ... Et moi je n'avais pas apprecié qu'il parle "d'éducation" en parlant de moi.

Deux têtes de mules en somme.

Puis sans se présenter, il me fit entrer dans une voiture noire, aux vitres teintées noires, une vrai voiture de mafioso... Et il en avait la tête en plus.

Je lui avais alors dit que j'étais pas là pour faire la pute, il m'a alors regardé avec des yeux énormes. Puis il m'expliqua rapidement qu'il n'était pas question de vendre son corps, mais de refroidir des corps. Sur le coup je n'ai pas compris. Mais quand il me demanda mes préférences entre armes blanches et armes à feu, entre arts martiaux et boxe, je compris vite qu'il s'agissait de tuer des gens.

Il avait alors rie ,et expliqua qu'il était mon maitre. Que j'allais vivre chez lui. Qu'il allait m'éduquer. M'apprendre comment me battre, comment m'exprimer, comment mentir, comment survivre. Il m'a alors demandé "Es-tu d'accord ?", j'avais alors acquiéssé d'un signe de tête.

Sur la route il me demanda qu'elle surnom j'allais choisir. Je l'avais alors regardé et dit timidement "papillon" .

Il m'avait regardé et m'avait dit calmement que le papillon c'était pas moi... Je n'étais qu'une jeune femme fragile. Que j'étais encore dans mon Chrysalide. Et depuis à la SNR on m'appelle Chrysalide.

 

Chez lui, Angelo ne m'avait pas tout de suite éduquer. Il avait passé son temps à m'observer. Ce que je ne n'avais pas su,c'est que cette observation avait servit plus tard à mieux me manipuler.J'avais attendu l'apprentissage alors que pour lui cela avait déjà commencé. Après il m'avait appris l'anglais à coup de gifle à cause de mon arrogance et de mon manque de concentration. J'avais une fois essayé de la lui rendre, mais il mavait esquivé et ensuite m'avait faite tomber par terre, il m'avait alors infligé la plus grosse raclée de ma vie...

Après mes cours de langues tumultueux, il m'avait appris le maniement des armes blanches, le tire à l'arc pour la patience, puis avec arme à feu. Il m'avait aussi appris l'art du combat et comment me battre avec tout un tas d'objet : brosse à cheveux, bouteille en verre, assiète, lampe ect ... Des objets de la vie courante, innofensifs à première vue mais qui peuvent tuer quand on sait les utiliser.

Nous nous battions souvent ensemble. Je perdais très vite au début puis après nous nous battions jusqu'à épuisement.

Il était devenu mon mentor, il connaissait mon histoire, mes failles, mes forces et il avait su que je serais une tueuse impitoyable.

Un soir après un combat rude, il déclara forfait pour la première fois...

Je l'ai embrassé. J'avais oublié le mentor qui jouait le rôle de père, il était maintenant un homme. Un bel homme brun, mature, avec une barbe naissante grisonnante.

Ce jour là il m'avait rendu mon baiser. Nous nous enlacions dans le désordre de la cuisine détruite par notre combat. Ces gestes d'homme mûre étaient sures, les miens plus hésitant par moment. Il m'avait coucher sur le carelage froid, je le deconseille d'ailleurs. Nous nous étions déshabillés, il prit vite le dessus. Il m'avait regardé avec un regard qui me laissait voir son désir pour moi. Un désir réciproque et intense. Il m'avait caressé les cuisses, les seins, il me mordit le cou. Je lui griffais le dos, mes gestes étaient passionnés, bestials. Nous n'étions ne formait qu'un. Il bougeait continuellement. Nous avions crié ensemble. Quelques minutes silencieuse, l'un en l'autre. J'entendais mon ame crier en silence.

J'avais pleurer, mes yeux n'étaient que deux grosses larmes.J'avais agrippé Angelo pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Je n'avais pensé qu'a Michel en faisant l'amour à Angelo. Le premier homme qui avait fait de moi une femme... J'ai décidé ce jour là de ne plus aimer personne, ni être aimé.

J'avais alors liberé Angelo de mon étreinte pour me mettre en boule sur le carrelage gelé. Je n'avais pas osé le regarder par honte de ce que j'avais fait, par honte de maintenant le rejeter.

Il avait lu en moi. Il m'avait pris dans ces bras et d'un ton rassurant il m'avait dit qu'il ne m'aimait pas. Du moins pas comme ça. Qu'il venait de me désirer pour la première fois.Qu'il me considerait comme sa protégée, comme sa fille. Qu'il n'avait pas pu resisté à mes yeux , à ma jeunesse, que c'était confus.

Il m'avait simplifié la vie. Il ne voulait pas que je le blesse. Il m'avait menti pour que je continue ma vie sans être d'avantage détruite. Il m'a alors dit que mon entrainement était fini. Que je devais partir et ne plus revenir sauf en cas d'urgence. Puis il était parti en me souriant "je t'aime Shana".  Son dernier geste pour moi avait été un baiser sur le front. Il était parti avec élégance.

 

Angelo.

 

Parfois le soir en pensant à lui, je me mets nue dans la cuisine, sur mon carrelage gelé, et alors je pense à lui, à ses mots, à ses gestes, à tout ce qu'il m'a appris. Il m'arrive de lui écrire, mais je sais que jamais il ne me répondra, il souffre trop de ses sentiments. Et moi je souffre trop de mes non sentiments pour lui.

 

Et me voilà maintenant à écrire sur lui, nue sur le carrelage de ma salle de bain... Quelle idiote je suis .

 

 

 

Par chrysalide.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 12:10

Jour 3

 

Mon appartement est vide...

Je me suis faite cette reflexion hier, pendant une de mes longues nuit blanches.

J'ai un grand salon vide, il y a une table, deux chaises et ... C'est tout. Quand à ma chambre, il y a un grand lit japonais, une plante verte, ainsi qu'une table de chevet avec une jolie lampe simple, avec le Coran. Pourquoi le Coran ... Et bien c'était le Livre de mon père. Voilà les deux autres pièces sont utilisées pour mes collections.

 

Je ne vous ai jamais parlé de mes collections ... Comme beaucoup de femmes, je collectionne les chaussures. Tout les styles. J'achètes beaucoup de bottes et cuissardes, ça me fait des jambes mortellement sexy.  Mais j'achète aussi des sandales et autres chaussures de soirées, pour les coktails meutriers en robe de soirée. Ainsi que des basketts pour mes meutres en ville. J'adore les chaussures. D'ailleurs dans mon appartement vide il y a une pièce que j'ai utilisé juste pour mes habits et chaussures... Je pense que c'est pour compenser mon manque d'amour...

 

Ma deuxième collection est plus privé... Plus secrète.

Je suis spécialisée dans le meutre par poison, typiquement féminin critique certain collègue, mais tellement pratique. J'ai des centaines de flacons remplis de substances meutrières. Toutes les couleurs, pour toutes les envies, un véritable paradis pour les tueuses, les jalouses et les vengeuresses.

J'ai aussi différentes armes blanches. Des katanas magnifiques venant directement du Japon. Je les avais acheté par coup de coeur. J'en ai acheter une dixaines .... Oui, je me demande si je ne suis pas entrain de devenir acheteuse compulsive. Mais cela ne me complexe absolument pas : on a qu'une vie autant en profiter. Surtout qu'on peut la perdre très vite, je le sais, en tant qu'ange de la mort.

Apars mes katanas et le poison, j'ai aussi des armes à feu. J'ai un fusil sniper Barette M107, un vrai petit bijou. Et sinon j'ai mon glock 17, un automatique que m'avait confié Angelo. Je l'ai utilisé des dixaines de fois. J'en prenais soin. Une arme propre est une arme qui marche.

 

Les armes, les fringues et les chaussures, ce sont mes uniques amis. J'en prend soin, je les protège et les idéalise. Ils compensent ma promesse : ne jamais aimer et être aimé. Pour l'instant je le supporte plutôt bien.

 

Demain la SNR va sans doute m'appellé. En effet, c'est la fin de mes vacances. Fini le repos. Je n'en pouvais plus de tourner en rond dans mon apparte à regarder honteusement mes parents de l'autre côté.

 

Quelle sera ma destination : Colombie ? Afrique noire ? Russie ? Mexique ? Je n'en sais encore rien mais j'ai hate de partir lui d'ici.

Par chrysalide.over-blog.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus